Botanique

Hortense, mais laquelle?

Hydrangea-macrophyllasubsp--macrophylla

L’entretien peut être différent selon les Hydrangea.

Ainsi,

Entretien pour l’Hydrangea paniculata: on réduit les branches fortes d’un quart ou d’un tiers de leurs longueurs et on supprime les branches fluettes, cela en fin d’hiver. Il en va de même pour l’Hydrangea arborescens.

Entretien pour l’Hortensia (H. macrophylla subsp macrophylla) et l’Hydrangea serrata. La serrata est en fait une sous espèce de macrophylla (Hydrangea macrophylla subsp serrata). Il est même envisagé que l’Hydrangea serrata soit l’hydrangea macrophylla, mais adaptée à l’environnement plus froid des montagnes. Ces deux sous-espèces sont donc très proches. Une taille de nettoyage en début de printemps (suppression des inflorescences séchées), laquelle peut être accompagnée de la suppression de quelques vieilles branches centrales afin d’éclaircir le buisson. La taille ne présente donc pas d’intérêt fort, et il ne faut pas tailler en automne/fin d’automne ni l’hiver sous peine de perdre la floraison à venir.

Il faut par contre peut-être parfois pouvoir reconnaître les divers Hydrangea l’hiver lorsqu’ils ne portent plus ni feuilles ni parfois de fleurs.

Il est parfois, entre autre, donné la forme des bourgeons (à feuilles) pour la reconnaissance des Hydrangea (ainsi des ouvrages de Thierry Cornu).

Les boutons à feuilles d’hydrangea paniculata seraient donc toujours plutôt petits, et assez ronds. Les bourgeons de l’américaine Hydrangea arborescens seraient décollés de la tige formant un angle d’environ 45°, et sont à écailles. Les bourgeons (à feuilles) d’Hydrangea Macrophylla seraient plus gros, et sans être appliquées contre la tige, sont parallèles à celle-ci; cet indice n’est pas vraiment stable. Il est délicat à utiliser. Il est courant de voir des bourgeons très nettement décollés formant un angle important avec la tige des Hortensia (Hydrangea macrophylla)

Les critères de détermination botanique se fondent par contre essentiellement sur la position de l’ovaire (partie « charnue » sous le pistil) au niveau de la fleur fertile. Les fleurs fertiles sont les petites fleurs au centre des inflorescences, souvent mieux visibles sur les variétés à têtes plates. Les fleurs stériles sont les fleurs ornementales à 4 gros « pétales »(qui sont en fait des sépales). Les ovaires sont donc plus ou moins infères ou demi-supères (plus ou moins sous la zone d’insertion des pétales ou plus ou moins partiellement au dessus de cette zone) …

L’Hortensia a longtemps été botanisé sur des plantes de cultures. Il a ensuite été recherché des exemplaires sauvages … Il s’en trouve sur la côte est du Japon du côté de Tokyo pour H. macrophylla subsp macrophylla, et plus largement réparti pour la sous espèce serrata. Mais il se trouve également des sous espèces en Chine (stylosa et chungii). De fait, cette plante était déjà depuis très longtemps cultivée au Japon comme en Chine lorsque les botanistes européens ont entrepris sa description. L’hortensia cultivé peut donc aussi être à des degrés divers un résultat de croisements entre ces différentes espèces.

La clé botanique des hortensia (et serrata), les Hydrangea macrophylla dont la sous espèce serrata, présente:

(version courte: http://jejardinebio.hebfree.org/plantes/plantes.html#Hydrangea_macrophylla_subsp_macrophylla )

-des fleurs blanches bleues ou bien roses,

-une ovaire infère sur la fleur devenant demi supère sur le fruit qui est une capsule. la longueur des stigmates étant à peu près égal au diamètre du disque fermant cette capsule en haut (à l’apex du fruit); ce disque étant conique, et pointu vers le haut.

-les petites graines seraient ailées. Indiqué ainsi en tous cas …

-Le bouton floral est une transformation (initiée par des conditions d’hygrométrie) du bourgeon apical, levant alors pour la croissance de l’année à venir la dormance phytohormonale des bourgeons sous-jacents

Ces plantes sont de la famille des Hydrangeaceae, parfois toujours classées parmi les Saxifragaceae

Hortensia est un nom masculin; Hydrangea un nom féminin.

 

Biblio:

Guérin Vincent, Hydrangea: acquisition nouvelles et applications, INRA, 2002

Sur Biodiversity Heritage Library:

Mc Clinstock Elizabeth, 1957, pp 219-232, Proceedings of the Académie of Sciences, Série 4,  Monograph of genus Hydrangea, vol XXIX,  n° 5

 

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