Botanique

Le noisetier qui Troll, ou pas

corylus

Le noisetier est un arbrisseau de 2 à 4 mètres de hauteur (il fait surgir plusieurs tiges dès la base.) Il est classé dans la famille des betulaceae (famille du bouleau)

Il m’étonne.

Il est présent en France métropolitaine depuis -6800 à -5000. Il est présent massivement sur le lac du Chalain (Laon le Saulnier) vers -2500 et depuis -1550 dans l’Ouest de la France. Il était probablement alors essentiellement encouragé, notamment lors des défrichages.

Cette essence est une essence d’ombre à mi ombre ne dépréciant pas la lumière. Sa position est celles des fourrés, des lisières et des haies, ainsi que des forêts (dans ce dernier cas, il indique néanmoins une certaine luminosité possible) … cela donne une certaine image de la forêt en des temps trop reculés pour être imaginables: du chêne, des sorbiers, du noisetier: des forêts bien moins sombres (ou même assez claires) que ce que peut parfois nous porter à croire notre imaginaire formaté.

Je trouve curieux aussi la permanence de son paysage en fourrés et en lande bocagères tels qu’on en trouve toujours aujourd’hui.

Ses racines réputées enchevêtrées sont parfois ensemencées avec de la truffe.

Il présente la caractéristique de faire surgir des axes (troncs) du sol particulièrement longs et  très verticaux.

Son  port est difficile à décrire.

J’ai été surpris de voir qu’il est régulièrement classé avec un port caractérisé par l’horizontalité des branches. Claude le Maut, arboriste mais aussi Wikipedia lui donne une morphologie en Troll: ce port présente des axes tous plagiotropes (caractérisés par leur horizontalités pouvant s’affaisser dans la partie distale — la plus éloignée du point d’insertion) dont la partie proximale (la plus près du point d’insertion) finit par former un tronc par emboîtement des rameaux les un au dessus des autres.

J’ai fini par trouver cette proposition de port dans une numérisation google d’un ouvrage d’Oldeman (lui-même), le botaniste qui a synthétisé avec Francis Hallé les modèles de ports auquel répondent les plantes: dans Forests,: Elements of sylvology

Flora Gallica sous la présidence de Tison ne reprend pas le modèle de Troll pour cet arbuste. Il ne se prononce pas.

L’argument d’Oldeman est du reste suffisament concis pour ressembler plus à une suggestion qu’à un résultat ou à une analyse????????

Il me semble à voir son dessin qu’il se concentre sur les tiges du centre des touffes, les plus âgées.

Les axes au centre de la touffe du noisetier sont les plus anciens. les axes à la circonférence de la touffe sont les plus jeunes.

L’inflorescence/fructification se trouve en bout et le long des rameaux de l’année dans la partie distale.

La croissance du noisetier est rythmé par les saisons.

Concernant les jeunes tiges, je serais tenté de poser l’hypothèse d’un port en scaronne: verticalité des tiges et rameaux, floraison en bout de tiges pouvant avoir une incidence sur l’apparition de futurs axes (le bourgeon à fruit en bout de tige ne permet pas la continuité de la pousse végétative, qui doit reprendre de bourgeons situés un peu plus près du point d’insertion …)

Mais cela sachant que ces tiges fructifères sont toutes axillaires (sur le côté du tronc) … et que cet arbrisseau semble donner une importance certaine à la production de nouveau tronc à partir du sol, en quelques sortes … Il faudrait pouvoir bien observer tout çà …

En ce qui concerne les plus anciennes tiges: si l’on exclue l’aspect horizontal du port en Troll, et que l’on se concentre sur la manière dont s’emboîte les axes 2 (les branches) sur l’axe principal (le tronc) pour former finalement un tronc (sa suite) d’où s’exprimeront de nouveaux axes 2 (de nouvelles branches qui … ecaetera), on a comme l’écrit Oldeman « une version du modèle de Troll »

Peut-être a t’on pour le noisetier quelque chose qui commencerait avec une éventuelle version de port en Scaronne (??????????) pour finir avec une étrange version de port en Troll.

Les plus jeunes rameaux sont pubescents, les plus vieux sont marqués de petits tâches claires formant des points de respirations pour ces axes … Les feuilles, caduques, en forme de coeur à la base, assez arrondies (suborbiculares) et dentées doublement sont finement velues sur le dessus. Elles sont alternes le long du rameau et sur un même plan (alternes distiques: voir dessin)

Les fleurs mâles sont en chatons pendants tandis que les fleurs femelles ne se distinguent des bourgeons à feuilles que par la présence de styles rouges (axes prolongeant l’ovaire et portant les stigmates chargés de récupérer le pollen) qui sont situés au bout de ceux ci.

Les fruits de ce noisetier (Corylus avellana) se distingue des autres noisetiers exotiques (Corylus colurna, américain, et Corylus maxima qui est un arbre) par le fait que l’involucre foliacées soit plus court: en effet il a à peu près la même longueur que la coque.

Fruits comestibles et appréciés. Son bois peut être plessé lorsqu’il est vert. Il sert à la structure des vanneries. Le charbon de son bois est suffisamement fin pour en faire des mines graphiques. Très souple, les rameaux servaient aussi de baguettes (pour diriger le bétail), etc.

 

biblio:

Flore forestière française, plaines et collines ( de Rameau, Mansion et Dumé)

Flora Gallica (sous la direction de Tison)

Lieutaghi Pierre, Le livre des arbres, arbustes, arbrisseaux, Actes sud, 1969

Marguerie Dominique, Evolution de la végétation sous l’impact humain en Armorique du Néolithique aux périodes historiques – 1992

Oldeman, R. A. A, Forest, elements of sylvology: numérisation google

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Botanique

Photinia X fraseri

photiniadefraser

Le Photinia de Fraser est une hybridation (un croisement) du Photinia du japon et du Photinia de Taiwan, bénéficiant d’une protection horticole à l’UPOV. Il appartient à la famille des rosacées et présente un port, une architecture végétale, qui correspond à celle que Francis Hallé et Roelof Oldeman ont dédié à Francis Scarrone (+ sa tendance à faire de nouveaux tronc sur les branches principales, lui donne un port plus naturellement en « boule »). Il présente des feuilles persistantes, épaisses (coriaces), finement dentelées sur les bords (denticulées). La forme des feuilles peut présenter des variations: d’oblancéolé (en fer de lance renversé) à parfois elliptiques. Le sommet des feuilles présentent une pointe brusquement aiguë (elles sont acuminées). Ce Photinia présente des inflorescences blanches (organisées en panicules).  Cultivé comme plante ornementale, notamment en raison de ses jeunes rameaux rouges vifs (plus remarqués ou plus remarquables sur la variété ‘Red Robin’).

Il semble montrer également une « susceptibilité » à certaines tailles trop vigoureuses (avec suppression d’apex, etc.)

Voir ci dessous pour des aspects botaniques:

(Ou photo, description simplifiée …)

Les rosaceae

Se remarquent notamment à leurs fleurs (actinomorphes) régulières présentant 5 à 10 pétales (parfois apétale) et 5 sépales (souvent accompagnés de 5 sépalules), ainsi que des étamines généralement nombreuses (10; souvent 20, parfois beaucoup plus). Ces plantes sont à fleurs généralement hermaphrodites et les pièces florales se trouvent insérées sur un réceptacle différencié (plateau, coupe, protubérance, urne, cupule).

Les feuilles sont le plus souvent composées, rarement sans indentations sur le bord des limbes.

**

Si:

Il s’agit d’arbres ou d’arbustes, à feuillage caduc ou persistant, présentant à l’état hivernal de petits bourgeons imbriqués.

Dont:

Les feuilles sont alternes, coriaces ou parcheminées. Et dont les feuilles sont rarement entières. Et se terminent progressivement en pointe très aiguës ( Elles sont subulée). Dont les feuilles sont soutenues par de petit pétioles (pétiole: tige de la feuille), et si il y a présence de stipules (appendices de type foliaire à la base du pétiole). Si les marges (bords des feuilles) sont dentelés. Et si les veines secondaires s’écartent de la veine centrale sans atteindre la marge et formant des « boucles »(camptodrome).

Dont:

Les inflorescences sont terminales (au bout des tiges), et si elles sont composées en corymbes, en ombelles ou plus rarement en courts panicules, présentant de nombreuses fleurs parfois groupées par 2 ou 3, ou encore solitaires.

Dont l’hypanthe (réceptacle ou conceptacle en forme de coupe constitué par la fusion des parties basales des sépales, des pétales et celles des étamines) se présente sous forme de cupule, ou si il est campanulé à cylindrique, si il est soudé à l’ovaire ou libre à son sommet (à l’apex)

Dont le nombre de sépales par fleur est de 5, lesquels sont courts et persistants,

Dont le nombre de pétales par fleur est de 5 (ils sont contortés, tordus en spirales; ou encore imbriqués dans le bourgeon et la base de ses pétales est onguiculée, rétrécie)

Dont le nombre d’étamines est autour de 20, le nombre de carpelles est de 2 à 5, rarement une seule, et à ovaire semi infère présentant 2 à 5 loges parfois une seule.

Dont les styles sont 2 à 5 parfois un seul, libres ou plus ou moins connés, courts, dilatés à leur sommets;

Dont les stigmates sont tronqués et si  il y a deux ovules par loges

Si le fruit est une « pomme » parfois charnue, globuleuse ovoide, ellipsoïde, présentant 2 ou 3 graines par loges ( environ 5 loges) et présentant des sépales incurvés et persistant …

–> Genre Photinia.

Le genre Photinia présente 60 espèces, dont 43 en Chine où 32 y sont endémiques

La description ci dessus est celle Fora of China pour le Photinia = Pourthiaea; il y est indiqué que Wu Zhengyi pense que le Pourthiaea et le Photinia sont distinct morphologiquement mais

Considérant la dénomination: selon The Plant list, les Pourthiaea sont maintenant des Photinia

**

Contexte:

Le Photinia connu dans nos jardins, parcs et avenues est le Photinia de Fraser.

Cette plante est une création horticole protégée par l’union pour la protection des nouvelles variétés de plantes (UPOV) sous le nom:

Photinia × fraseri Dress; la plante a été décrite en 1961 par William John Dress.

et résulte d’une hybridation:

Photinia ×fraseri Dress x Photinia glabra (Thunb.) Franch. & Sav.; Photinia ×fraseri Dress × Photinia serratifolia (Desf.) Kalkman

 

Photinia glabra ou le Photinia du Japon est d’origine chinoise (ou japonaise?). il est bien représenté à l’est de L’Asie, notamment en Chine dans les provinces de JiangXi, Hubei, Hunan, GuangXi, etc.

http://www.eol.org/pages/300942/maps

Photinia serratifolia ou le Photinia de Taiwan est d’origine asiatique, très bien représenté sur les contreforts chinois de l’Himalaya, ainsi qu’à Taipei.

http://www.eol.org/pages/300965/maps

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Photinia X fraseri

Morphogénèse: L’expression raméale part très vite de la souche , parfois sur le collet ou juste au dessus (j’indique ici les branches restant en place, et ne s’étant pas auto-élaguées). En certains cas, la souche donne naissance à plusieurs troncs (cela pouvant être la cause d’un bouturage??).

Le Photinia présente des axes alternes. Lorsqu’elle existe, la plagiotropie raméale dans la partie inférieure semble liée à la recherche de lumière (lorsqu’il y a plusieurs troncs); de même lorsqu’il y a verticilation des rameaux, dont une autre cause bien plus probable peut être la taille: soit une tonte  « vigoureuse » emportant le centre organisationnel situé à l’apex des axes (et notamment de l’axe principal formant tronc). Cette « verticilation » (production de plusieurs « surgeons » dont aucun ne sera finalement choisi comme axe dominant, et se trouvant en nombre inégal sur différentes hauteurs dans l’arbuste ou encore sur différents arbustes) est reconnue comme l’effet d’une taille où à la phase de désorganisation ne succède pas la phase de rétablissement (Gennoyer 1994, Millet 2015). Cela est vu sur un certain nombre de sujets. Impression forte que cet arbuste semble connaître de réelles difficultés à opérer un choix d’axe dominant après la taille. Il y a sans doute un risque d’affaiblissement des sujets.

Pour le reste, dans la partie supérieure et bénéficiant d’une luminosité normale, le Photinia de Fraser répond au modèle architectural que Hallé et Oldemann ont dédié à Francis Scarrone.

Le Photinia de fraser est de croissance plutôt rapide (; branches poussant rapidement vers la lumière quitte à prendre une position horizontale, la longueur de la pousse printanière, etc: l’effet de verticiliation sur les jeunes feuilles montrant une plus grande rapidité de la croissance des feuilles que des rameaux porteurs, souvent vrai, mais qui me semble marqué ici pourrait être un indicateur de taux de photosynthèse … en effet les jeunes feuilles apparaissent rouges … et elles doivent sans doute atteindre une certaine surface avant de permettre la croissance du rameau)

Feuilles alternes de plus ou moins 55x 120 mm, coriaces denticulées, avec pétiole de + ou – 5 mm sur les jeunes feuilles et autour de 20 mm pour les feuilles adultes, dont les formes sont d’oblancéolées à obovales. Les feuilles, lorsqu’elles sont jeunes, sont rouges et plus étroites, pouvant être lancéolées. Les nervures secondaires plutôt parallèles s’écartent de la nervure principale et  s’arrêtent avant la marge en formant une série de boucle (camptodromie)

Floraison terminale de mai à juin s’organisant en panicules, chaque fleur présentant 5 pétales libres de couleurs blanches onguiculés à la base et 5 sépales persistants. Nombreuses étamines (20 à confirmer).

Le fruit est une « pomme » (un péridion); le Photinia est de l’ancienne sous famille des maloideae.

 

Les photinia sont des arbustes ornementaux, dont le bois lourd et dense convient semble t’il à la confection de mobiliers ou d’autres petits objets. Celui ci, de croissance rapide, ne présente probablement pas cet avantage: il faudrait connaître la densité du Photinia de Fraser pour se faire une idée de son utilité éventuelle à cet égard …

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Botanique, Ethnologie

Pour Gina

fittoniaa

ASPECTS BOTANIQUES.

Selon l’endroit où l’on se trouve, on ne hiérarchise pas toujours ce que l’on observe tout à fait de la même manière. La famille des Acanthacées n’est peut-être pas le meilleur exemple mais il y a 2 espèces indigènes de cette famille dans l’hexagone  …  et avec 3 descriptions d’une même famille pour la France, le Maroc et le Pérou, on peut voir un peu de ce phénomène …

Description française (Tela Botanica): Les Acanthaceae présentent des fleurs gamopétales (les pétales sont soudés et forme tube), bicarpéllée (l’ovaire/fruit est coupée en deux loges réservant les graines) et présentant 4 cycles (les « cercles ») où s’insèrent les différentes pièces florale.
J’ai trouvé comme réputées présentes: Acanthus mollis (méditerranéenne, Indigène ou subspontanée dans l’ hexagone), A. spinosa (méditerranéenne, Indigène ou subspontanée dans l’hexagone), A. arboreus (africaine), A. Hungaricus (jardins, provenance de l’est, Balkan), Adotha vasica=Justicia adotha (asiatique, cultivée aux antilles, peut-être introduite dans l’Hexagone), Hemigraphis alterna (Guadeloupe, Martinique), Bephlaris ciliatis et B. maderaspatensis (Mayotte),  Fittonia albivenis (Guyane, Guadeloupe et Martinique, Polynésie française, Kanaky), Justicia hysopifolia (peut-être présente dans l’Hexagone; la plante est des Canaries: endémique de l’île de Tenerife et de la Gomera; elle est donc protégée), J. laevilinguis (indigène en Guyane), Thunbergia alata et T grandiflora (respectivement originaire de l’afrique de l’est pour la Suzanne aux yeux noir qui se comporte en annuelle au nord de la France, elle est jardinée ou échappée de culture; et  probablement originaire de l’Inde pour la Thunbergie à grande fleur qui semble avoir été observée en PACA): les sources sont telabotanica et l’INPN

La description française de cette famille trouvée en pdf sur telabotanica est très sobre. Celle donnée sur la flore marocaine est plus riche. Le point un peu étrange que je veux mettre en valeur est potentiellement plus ou moins présent dans les deux descriptions.

Au Maroc (floramaroccana.fr), les Acanthaceae se présentent ainsi: Il s’agit d’arbustes de plantes annuelles ou vivaces, à feuilles opposées, sessiles ou pétiolées, ne présentant pas de stipules, entière ou divisées, épineuses ou non épineuses.  les inflorescences sont en épis ou racèmes et sont isolées, et présentant des bractées ou bractéoles épineuses. Les fleurs sont hermaphrodite, irrégulières peu ou nettement zygomorphes; Les calices présentent 4 sépales irréguliers;  la corolle est bilabiée, à 5 lobes ou sans lèvres supérieure. L’androcée: 4 étamines didynames alternipétales. L’ovaire est supaire à 2 loges uniovulées et à 2 carpelles. Le style est simple à stigmate bilobulé. Le fruit est une capsule loculicide qui s’ouvre par deux valves.
L’auteur de la description reconnaît 3  espèces présentes au maroc: Acanthus mollis subsp platyphyllus, Barleria schmitii qui y est endémique ainsi qu’en Mauritanie, et Bephlaris edulis

 

Il y a autour de 3500 espèces dans cette famille largement tropicale. 274 espèces sont présentent au Pérou (contre 2 ou un peu plus dans l’hexagone?; et 3 au Maroc). Rocio Rojas G, dans Flora del Rio Cenepa, Amazonas, Peru, présente une description générale de la famille qu’il confronte à une description de terrain. La description générale indique notamment: « ovaire supaire uniloculaire ou biloculaire comportant de 1 à 10 ovules », faisant un peu mentir les descriptions précédentes (indiquant des ovaires certes supaires mais — toujours- à deux loges) . Pour le reste, les descriptions semblent s’accorder correctement.

Cela permet de remarquer que dans les classifications classiques basées sur l’observation de la forme des plantes (les classifications non phylogénétiques), la description des familles est enrichie de la description des plantes qui la compose et qui permette d’intégrer ces plantes à telle ou telle famille.

Outre l’aspect travaillant du genre et de l’espèce à la famille, cela permet d’indiquer que les familles sont conçues plus ou moins localement, régionalement: comme par nécessité, à partir du matériel végétal disponible …

La description de terrain des Acanthacées de Rocio Rojas G est la suivante: Herbes ou  arbustes, parfois grimpante à lianescente, rameuses à nœuds épaissis, à feuilles opposées avec ou sans cistolithes; fleurs tubulaires et labiées.

A propos du calmant de Gina:

Je traduis la description qui en est donnée par Rocio Rojas G dans Flora del Rio Cenepa, Amazonas, Peru:

feuilles sans cistolithes (masse de cristaux de carbonate de calcium et de silice dans certaines cellules présentes dans certaines plantes), à veines principales colorées ou blanches; fleurs en épi terminal dont les bractées sont superposées par rangs de 4; le calice est cilié. La corolle est hypocrateriforme(en forme de trompette), bilabiée: la lèvre supérieure est entière et incurvée, l’inférieure est trilobée. 2 étamines fertiles, incluses; les filaments sont insérées près de la gorge de la corolle.

La capsule contient 4 graines.

————–> Genre Fittonia

Herbe rampante de 25 cm de haut, rameuse pileuse; à feuilles discolores largement ovales suborbiculaires 5-8×4-7 cm dont l’apex est arrondi ou obtus, et dont la base est arrondie à cordée, glabre à pubérulente. Les veines principales sont blanches à jaunes. Le pétiole de 2-4 cm est pileux. Inflorescence en épis de 8-14 cm de long, le pédoncule étant de 4-7 cm de long; les bractées oblongues lancéolées, jaune, avec des trichomes glandulaires; le tube de la corolle est blanc à jaune et long de 10-15 mm.

Fruits non vus

Biotope des forêts primaires (Amazonie)

—————————–>Espèce  Fittonia albivenis (C’est ce nom qui est actuellement accepté; voir ThePlantList)

Pour ma part: je ne vois pas la fleur en forme de trompette (hypocrateriforme) mais je la vois simplement comme gamopétale bilabiée (pétales soudés formant tube, et se terminant par 2 lèvres). De plus pour moi les bractées sont vraiment très clairement verte.

Dans le parc national de l’Alto Purus au Peru, une autre Fittonia (peut-être une variation de la même espèce?) est communément appelée Fittonia amarilla.

 

ASPECTS (ÉCONOMIQUES) ETHNOBOTANIQUES.

La plante est intercesseuse et/ou « médicinale ou d’intérêt afférant », médicinale dans les Andes: Peut faire partie de l’Ayahuasca chez les Machiguenga au Perou, où elle été aurait utilisée précédemment à la Psychotria viridis (?) selon ce qu’en rapporte Ethan Russo; Elle est également utile contre les maux de crânes et les douleurs musculaires chez les Siona-Secoya et contre les problèmes urinaires chez les Kofan à l’est de l’Equateur (voir: Ethan Russo).

Aucune idée de l’utilité éventuelle de cette plante pour les Aguaruna ou les Huambisa (qui vivent dans la région du Rio Cenepa). Mais elle est vétérinaire (donner de l’entrain et de la capacité aux chiens pour la chasse) et médicinale (problème hépatique) chez les Shuar de la région de Shamatak, selon Andrés Gerique Zipfel.

C’est une simple. Son statut est: non (réputée) cultivée*; spontanée indigène de ces régions. Autrement cultivée comme ornementale sciaphile (aimant l’ombre) en d’autres régions du monde.

*Les simples sont des médicinales de cueillettes, donc « sauvages », pas si rarement regroupées au jardin pour plus de praticité/simplicité (et donc cultivées)

(L’information de principe pour les publications de l’internet: https://www.publiceye.ch/fr/themes-et-contexte/agriculture-et-biodiversite/biodiversite/biopiraterie/)

version courte ici: http://jejardinebio.hebfree.org/plantes/plantes.html#Fittonia_albivenis_groupe_argyrospermaplante

Gina est une femme du genre Felis, de l’espèce Felis silvsetris, de la sous espèce Felis silvestris catus, et de la « race » « gouttière ».

Et elle est sympa.

 

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Botanique

Hortense, mais laquelle?

Hydrangea-macrophyllasubsp--macrophylla

L’entretien peut être différent selon les Hydrangea.

Ainsi,

Entretien pour l’Hydrangea paniculata: on réduit les branches fortes d’un quart ou d’un tiers de leurs longueurs et on supprime les branches fluettes, cela en fin d’hiver. Il en va de même pour l’Hydrangea arborescens.

Entretien pour l’Hortensia (H. macrophylla subsp macrophylla) et l’Hydrangea serrata. La serrata est en fait une sous espèce de macrophylla (Hydrangea macrophylla subsp serrata). Il est même envisagé que l’Hydrangea serrata soit l’hydrangea macrophylla, mais adaptée à l’environnement plus froid des montagnes. Ces deux sous-espèces sont donc très proches. Une taille de nettoyage en début de printemps (suppression des inflorescences séchées), laquelle peut être accompagnée de la suppression de quelques vieilles branches centrales afin d’éclaircir le buisson. La taille ne présente donc pas d’intérêt fort, et il ne faut pas tailler en automne/fin d’automne ni l’hiver sous peine de perdre la floraison à venir.

Il faut par contre peut-être parfois pouvoir reconnaître les divers Hydrangea l’hiver lorsqu’ils ne portent plus ni feuilles ni parfois de fleurs.

Il est parfois, entre autre, donné la forme des bourgeons (à feuilles) pour la reconnaissance des Hydrangea (ainsi des ouvrages de Thierry Cornu).

Les boutons à feuilles d’hydrangea paniculata seraient donc toujours plutôt petits, et assez ronds. Les bourgeons de l’américaine Hydrangea arborescens seraient décollés de la tige formant un angle d’environ 45°, et sont à écailles. Les bourgeons (à feuilles) d’Hydrangea Macrophylla seraient plus gros, et sans être appliquées contre la tige, sont parallèles à celle-ci; cet indice n’est pas vraiment stable. Il est délicat à utiliser. Il est courant de voir des bourgeons très nettement décollés formant un angle important avec la tige des Hortensia (Hydrangea macrophylla)

Les critères de détermination botanique se fondent par contre essentiellement sur la position de l’ovaire (partie « charnue » sous le pistil) au niveau de la fleur fertile. Les fleurs fertiles sont les petites fleurs au centre des inflorescences, souvent mieux visibles sur les variétés à têtes plates. Les fleurs stériles sont les fleurs ornementales à 4 gros « pétales »(qui sont en fait des sépales). Les ovaires sont donc plus ou moins infères ou demi-supères (plus ou moins sous la zone d’insertion des pétales ou plus ou moins partiellement au dessus de cette zone) …

L’Hortensia a longtemps été botanisé sur des plantes de cultures. Il a ensuite été recherché des exemplaires sauvages … Il s’en trouve sur la côte est du Japon du côté de Tokyo pour H. macrophylla subsp macrophylla, et plus largement réparti pour la sous espèce serrata. Mais il se trouve également des sous espèces en Chine (stylosa et chungii). De fait, cette plante était déjà depuis très longtemps cultivée au Japon comme en Chine lorsque les botanistes européens ont entrepris sa description. L’hortensia cultivé peut donc aussi être à des degrés divers un résultat de croisements entre ces différentes espèces.

La clé botanique des hortensia (et serrata), les Hydrangea macrophylla dont la sous espèce serrata, présente:

(version courte: http://jejardinebio.hebfree.org/plantes/plantes.html#Hydrangea_macrophylla_subsp_macrophylla )

-des fleurs blanches bleues ou bien roses,

-une ovaire infère sur la fleur devenant demi supère sur le fruit qui est une capsule. la longueur des stigmates étant à peu près égal au diamètre du disque fermant cette capsule en haut (à l’apex du fruit); ce disque étant conique, et pointu vers le haut.

-les petites graines seraient ailées. Indiqué ainsi en tous cas …

-Le bouton floral est une transformation (initiée par des conditions d’hygrométrie) du bourgeon apical, levant alors pour la croissance de l’année à venir la dormance phytohormonale des bourgeons sous-jacents

Ces plantes sont de la famille des Hydrangeaceae, parfois toujours classées parmi les Saxifragaceae

Hortensia est un nom masculin; Hydrangea un nom féminin.

 

Biblio:

Guérin Vincent, Hydrangea: acquisition nouvelles et applications, INRA, 2002

Sur Biodiversity Heritage Library:

Mc Clinstock Elizabeth, 1957, pp 219-232, Proceedings of the Académie of Sciences, Série 4,  Monograph of genus Hydrangea, vol XXIX,  n° 5

 

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Botanique

Herbe à chants

Banisteriopsis caapi

Malpighiaceae

Arbres, arbustes ou lianes (… je passe la description des malphigiaceae)

Il s’agit d’une liane.

Je traduis la description de Rodolpho Vasquez donnée dans Flora del Rio Cenepa, Amazonas, Peru

-Le fruit est une samare à prédominance dorsale

-dont les ailes sont épaissies sur le bord adaxial

– Stigmate terminal, style non orné, non équipé de pièces foliacées ou autre (inornatus)

–> Banisteriopsis

-pétales lilas (ces pétales sont généralement décrit comme ROSES, et LIBRES) ou blanc devenant parfois crèmes ou jaunes en vieillissant

-anthères présentant des locules pileuses ou encore parfois la pilosité est seulement située par touffes apicale ou à la base (nécessite de la sectionner)

-> Banisteriopsis caapi

Description.

Liane rameuse, apprimée-séricée de manière disparate ou glabrescente,

Feuilles ovale à subovale plates ou légèrement révolutées de (5-)8-16(-20)x(2-)3-7(-11) cm, dont l’ apex est brusquement ou longuement acuminé, et dont la face supérieure est glabre et la face inférieure glandulifère apprimée-sericée de manière disparate à glabrescente, les trichomes formant T, porte 2 à 5 paires de glandes sessiles sur les bords et une sur la nervure centrale. Le pétiole est sans glandes ou porte une paire de glandes à son apex.

Inflorescence axillaire en panicules d’ombelles de 4 fleurs naissantes de feuilles réduites et embrassantes parfois caduques (dont les bractées très réduites parfois pratiquement à l’état d’écailles?), sont embrassantes et parfois tomenteuses à velues; les sépales elliptiques, séricés vers l’extérieur et tomenteux vers le centre, mesurent 2-3,5×1,5-2 mm et sont non glanduleux ou les 4 sépales latéraux sont bi-glanduleux. Les pétales fimbriés, dont 4 orientés vers le bas et le pétale postérieur dressé, sont lilas (généralement donnés pour ROSES) ou blanc devenant crèmes ou jaunes en vieillissant, et ont un onglet de 1-1,5 mm et un limbe de 5-8,5×4-6 mm; les anthères présentent des loges pileuse ou parfois seulement des touffes de poils à la base ou à l’apex; le pistil est blanc et séricé, son stigmate est capitée.

Le fruit est une samare dont le carpophore(ici, l’axe du fruit; colonne centrale du gynécée)  mesure 4×0,4 mm avec les graines de 5-11×3-5 mm et l’aile de 18-42×8-22 mm, est apprimé, pubescent à glabrescent.

Spontanée en forêt primaire (Amazonie), ou encore cultivé.

(La couleur rose des pétales est généralement donnée comme critère distinctif; les nœuds caractéristiques sur les tiges de la variété caupuri, plus fortement dotée en alcaloïdes, permettent de la reconnaître très facilement)

 

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Botanique, dessins pour les enfants, Ethnologie

Abécédaire dédié à la curiosité de M. En cours de quelques dessins … La fleur, celle ci; Esquisse.

fleurotega

A la lettre O, fleur se dit Otega en machiguenga. Acmella (spilanthes) ciliata, cette fleur à bouton jaune au goût très amusant, se dit Koviriki en machiguenga. Elle leur est utile contre les toux (maux de gorge?)*, la fièvre … Utilisée en Basse-Amazonie contre les maux de dents. C’est un analgésique, utilisé comme légume feuille –cuit- à la Réunion (Acmella oleracea)

*E.A. (communication perso), qui m’apprend aussi que Koviri est un poisson; non représenté ici (du reste, mieux visible à un certain stade de la maturité de la fleur pour Acmella Oleracea): une forme graphique rappelant une tunique écailleuse de poisson. Il me donne aussi son écologie.

L’aspect auto-écologique d’Acmella (spilanthes) ciliata est intéressant: c’est une plante de bords de chemin. On la trouve aussi dans les jardins machiguenga (éventuellement un peu partout?). Elle est très probablement resemé depuis les lieux de cueillette. Je lui soupçonne à l’instar de sa cousine (Acmella oleracea) que ses graines ont un fort pouvoir germinatif.

Cela permet donc d’imaginer le rapport aux plantes utiles chez les machiguenga. Tout comme nous (Lieutaghi a signalé que les simples les plus souvent cueillis le sont sur les lieux de passages), les machiguenga ont recours à des plantes se situant sur les lieux de passages, chemins, etc. Mais le statut écologique ne permet pas de décider de la domestication ou non de la plante. Il n’est pas possible de l’interpréter comme plante cultivée, « mauvaise herbe », ou plante « sauvage » … elle traverse plusieurs espaces. Et nos critères habituels pour le jardinage sont mis en échec par la manière dont elle est cultivée dans les Andes.

 

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lamiacees

Botanique

3 Lamiacées (critères d’identifications)

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fallopia japonica

Botanique, Non classé

Fallopia japonica

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ailantefeuille

Botanique

Feuille d’Ailante

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